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Silence et pouvoir – pourquoi les victimes d’abus sexuels se taisent
Difficile d’ignorer les récentes affaires surmédiatisées concernant les abus sexuels subis par les femmes dans différents milieux. Que ce soit dans le cadre de l’affaire Weinstein, du scandale Oxfam, ou des abus commis par le médecin sportif Larry Nassar, un point commun s’impose : les victimes se trouvaient prise dans l’étau d’un rapport de domination entre elles et leur abuseur.
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Le mutisme traumatique : quand la parole s’éteint face à la violence
Le mutisme traumatique désigne l’incapacité à parler ou à verbaliser un événement traumatique, particulièrement après des violences sexuelles ou des situations de danger extrême. Il ne s’agit pas d’une simple inhibition de la parole, mais d’un phénomène complexe qui relève de réactions neurobiologiques, de mécanismes psychiques et de stratégies de survie inconscientes (Janet, 1889 ; Salmona, 2018).
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Les conséquences traumatiques des violences (y compris éducatives) : comprendre la sidération, la dissociation et la mémoire traumatique
Muriel Salmona, spécialiste du traumatisme et de la victimologie, expose les conséquences psycho-traumatiques des violences. Elle rappelle que les violences sont traumatisantes et génèrent un ensemble de mécanismes de sauvegarde qui sont à l’origine de la presque totalité des conséquences psychotraumatiques de ces violences. Du fait de mécanisme de sauvegarde activé par le corps et le cerveau, la plupart des personnes victimes de violence ne sont pas en capacité de se défendre.